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Hippodrome de Ris-Orangis-Evry


Les mots clés :

- Loisirs - Sport
  • Un concours d’architecte

Après la fermeture de l'hippodrome du Tremblay en 1967, la Société des Sports de France s’engage dans la construction d’un nouveau champ de course. Un nouvel emplacement est choisi, à proximité d’Evry, future préfecture de l’Essonne. Le terrain, d’une superficie de 96 hectares, est acquis sur le territoire de Ris-Orangis pour 3,7 millions de francs le 7 février 1969. Une parcelle attenante de 5,7 hectares, destinée à la construction des tribunes, est acquise dans la foulée auprès du ministère de l’agriculture.
La construction des tribunes a donné lieu à un important concours d’architecture, qui s’est tenu du 4 au 25 mai 1969. Le concours d’idée insistait déjà sur la nécessaire inscription harmonieuse de l’équipement dans le site : une vaste plaine en bordure d’une zone boisée. L’interpénétration de la végétation et des zones construites devait ainsi être privilégiée et l’horizontalité de la tribune affirmée, pour respecter le paysage d’origine. Le site se devait d’attirer un large public qui serait protégé des intempéries et devrait pouvoir jouir d’une vue agréable en tout point des tribunes. Sur les 52 projets retenus au départ, seuls 5 ont été développés dans une seconde phase. Au final, le projet de l’architecte Jacques Regnault a fait l’unanimité. Aujourd’hui encore, ce geste architectural de la fin des années 60, profilé comme une gigantesque aile d’avion, est un régal pour les yeux.

  • Un équipement éco respectueux

Dans le même temps, les travaux d’aménagement du terrain et des pistes ont donné lieu à de véritables prouesses techniques : les 23 hectares de pistes, occupés par des bois, des terrains agricoles et des luzernes, ont du être entièrement défrichés. Puis les sols, peu perméables, ont été réaménagés par la pose d’une impressionnante couche de 55 km de drains. 50 000 mètres cube de grave et 60 000 mètres cube de terre végétale amendée par apport de sable ont été apportés. Un réseau d’arrosage perfectionné ainsi qu’un forage permettant de couvrir les besoins en eau ont enfin permis d’obtenir un terrain répondant aux dernières normes en vigueur.
L’hippodrome d’Evry accueille sa première course en juin 1972. Très accessible car relié directement à une bretelle d’autoroute, qui conduit les voitures jusqu’au parking, capable d’accueillir en tribune 3 500 spectateurs et parieurs tout en préservant au maximum les espaces verts et le site environnant, ce nouvel écrin ultramoderne du sport hippique en région parisienne est très vite adopté par les entraîneurs et le public. Et comme le dit une publicité pour le site : "Lieu de spectacle sportif, lieu de détente, l’hippodrome est un régal pour l’œil amoureux de la nature".

  • La fermeture du site

En juin 1996, après 24 ans d’exploitation, France Galop annonce la fermeture définitive de l’hippodrome d’Evry - Ris-Orangis, victime d’un arbitrage douloureux au profit de Longchamp, désigné hippodrome de l’an 2000. Le désamour progressif du public pour les grandes courses hippiques n’a pas arrangé les choses, dû en partie au succès foudroyant du système automatisé de pari mutualisé qui a permis la multiplication des bureaux du PMU. Ironie du sort, ce système avait été expérimenté pour la première fois à l’hippodrome d’Evry, où il avait connu un succès foudroyant…
Après un long sommeil sportif de 25 ans, l’ancien hippodrome pourrait bientôt revivre une nouvelle jeunesse, toujours ponctuée des cris des spectateurs et des unes des journaux sportifs. Non plus pour être la capitale francilienne du sport hippique mais celle, française, de l’Ovalie. Une belle résurrection…

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